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Ce qui change en novembre 2026

Ce qui change en novembre 2026

Marché du travail en baisse, progression de l’intérim, nouvelles règles d’indemnisation et intelligence artificielle. En novembre 2026, plusieurs actualités marquent le monde de l’emploi. Entre évolutions réglementaires et nouvelles tendances du recrutement, voici les 7 informations à retenir.

Le marché de l’emploi ralentit en France

Le nombre d’offres d’emploi continue de reculer en France. Selon une étude publiée par Indeed Hiring Lab, les offres ont diminué de 16,6 % en septembre 2026, par rapport à l'année précédente. Une baisse qui concerne l’ensemble des corps de métiers.

Les contrats proposés évoluent également. La part des CDI dans les offres d'emploi est passée de 78 % en 2024, à 75 % en 2026. Certains secteurs enregistrent un recul plus marqué. C’est notamment le cas du nettoyage et de l’assainissement, avec une baisse de 18 points de la part des CDI, ainsi que des médias et de la communication, avec une baisse de 8 points. Le ralentissement modifie également la qualité des emplois proposés.

Du côté des rémunérations, la croissance annuelle des salaires affichés se stabilise à 1,7 % en août. Un niveau inférieur à l’inflation de 2,6 % relevée sur la même période. Les salaires progressent, mais pas assez pour préserver le pouvoir d’achat face au contexte économique actuel.

En bref, le marché de l’emploi poursuit son ralentissement. Le nombre d’offres diminue, les salaires progressent moins vite que l’inflation et les employeurs semblent davantage privilégier les contrats flexibles.

L’intérim revient en force

Alors que l’emploi intérimaire recule légèrement à l’échelle nationale, certaines régions enregistrent une progression. Selon les données de Prism’emploi, les effectifs intérimaires ont augmenté de 6,7 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur en août 2026, par rapport à août 2025. Une hausse qui contraste avec la baisse nationale de 0,3 % sur la même période. D’autres régions affichent également des résultats positifs. L’Auvergne-Rhône-Alpes progresse de 7,3 %, tandis que la Normandie enregistre une hausse de 4,4 %. En PACA, cette croissance concerne notamment le commerce, avec une hausse de 15,1 %, les transports et la logistique (+12,3 %) et le bâtiment (+10,1 %).

Ces chiffres mettent en évidence des évolutions différentes selon les territoires et les secteurs d’activité.

Accidents du travail : les plafonds d’indemnisation baissent au 1er novembre

À partir du 1er novembre 2026, les règles de calcul des indemnités journalières pour accidents du travail et maladies professionnelles évoluent. Un décret du 30 septembre 2026 abaisse le plafond de rémunération pris en compte pour calculer les indemnités versées par l’Assurance maladie. Cette modification concerne principalement les salariés dont la rémunération dépasse 1,8 fois le SMIC.

Les montants maximums évoluent :

  • Pendant les 28 premiers jours d’arrêt : le plafond passe de 240,49 € à 65,17 € par jour.
  • À partir du 29e jour : il passe de 320,66 € à 86,90 € par jour.

Ces nouveaux plafonds s’appliquent aux arrêts liés à un accident du travail, un accident de trajet ou une maladie professionnelle survenus à compter du 1er novembre 2026. La baisse concerne les indemnités versées par la Sécurité sociale. Un complément de rémunération peut être dû par l’employeur, selon les conditions applicables au salarié.

RSA : 31 départements suspendus

Les conditions de suivi des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) font l'objet de nouvelles critiques. Depuis janvier 2025, la réforme du plein emploi prévoit un contrat d’engagement comprenant, en principe, 15 à 20 heures d’activité hebdomadaire. Ces activités peuvent inclure des démarches d’insertion, un accompagnement ou une formation, avec des adaptations selon les situations.

Selon une enquête de Radio France, 31 départements ont appliqué des suspensions pouvant atteindre 100 % du RSA dès le premier manquement aux engagements. Les pratiques varient selon les territoires. Les montants et les modalités de sanction ne sont pas appliqués de manière uniforme.

Le rapport relayé par Franceinfo souligne également des difficultés pour les allocataires concernés. Il évoque notamment la complexité des recours et les délais administratifs.

Ces constats concernent la mise en œuvre d’une réforme déjà engagée, et non une nouvelle obligation entrant en vigueur en novembre.

Le nombre de cadres continue d’augmenter en France

La place des cadres dans les entreprises françaises a fortement évolué au cours des dernières décennies. En 1968, ils représentaient 7 % des salariés du secteur privé. Cette proportion atteignait 23 % en 2020. La France compte désormais plus de 4 millions de cadres. Leurs effectifs ont été multipliés par plus de cinq depuis 1968.

Cette progression concerne particulièrement les métiers de l’informatique. Dans ce secteur, les effectifs de cadres ont été multipliés par dix depuis le début des années 1980. La profession s’est également féminisée. Les femmes représentent désormais 38 % des cadres, contre 45 % des salariés non-cadres.

Ces évolutions illustrent la transformation de la structure de l’emploi salarié et la progression des fonctions qualifiées.

Source : 20 minutes

L’intelligence artificielle prend de l’ampleur dans la recherche d’emploi

L’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les démarches de recrutement.Selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), 31 % des cadres ayant récemment recherché un emploi ont utilisé l’IA dans leurs démarches. Ils étaient 15 % fin 2024. Cette utilisation concerne plusieurs étapes de la candidature. L’IA peut notamment servir à rédiger ou adapter un CV, préparer une lettre de motivation ou s’entraîner à un entretien. Deux cadres sur trois déclarent envisager son utilisation lors d’une prochaine recherche d’emploi.

L’usage de ces outils progresse aussi dans les entreprises. En 2026, la moitié des cadres utilisent l’intelligence artificielle au moins une fois par semaine dans leur activité professionnelle. Soit une augmentation de 15 points en un an.

Source : 20 minutes

Les licenciements repartent à la hausse

Le nombre de licenciements augmente en France au deuxième trimestre 2026. Selon les dernières données de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 251 600 licenciements ont été enregistrés, soit une hausse de 2,1 % par rapport au trimestre précédent.

Parmi eux, 18 100 concernent des motifs économiques, en augmentation de 2,3 %. Les 233 600 autres licenciements relèvent de motifs non économiques. Leur nombre progresse également de 2,1 %.

Ces statistiques portent sur les entreprises du secteur privé en France métropolitaine. Elles excluent l’agriculture, les contrats d’intérim et les particuliers employeurs.

En résumé

Le mois de novembre s’ouvre dans un contexte de ralentissement du marché de l’emploi. Les offres reculent, la proportion de CDI diminue et les licenciements progressent. Dans le même temps, l’emploi intérimaire affiche des hausses dans plusieurs régions. L’intelligence artificielle prend également une place plus importante dans les recherches d’emploi. Enfin, une nouvelle réglementation entre en vigueur le 1er novembre concernant les indemnités journalières liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.